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De Canha à Anadia

Enregistré dans : Non classénicox | 15 mars 2008 @ 9:57 (Views: 661)
Salut à tous!

Nous sommes repartis de chez Philippe et Fabienne où nous avons passé deux semaines extraordinaires. Observer les lusitaniens dans leur berceau, c’est une chance. Nathalie nous y a rejoint avec sa fine équipe: un beau cheval tâcheté et son mulet nommé Jolicoeur, bâté et tractant une “Rumbalotte” pour la chienne Rumba. Tout un programme! Nous avons fait un bout de chemin ensemble puis nous nous sommes séparés. Tandis que notre chemin reprenait vers le Nord, Nathalie allait bientôt découvrir les plaines de l’Extremadura.

Nous sommes repassés chez Patricia et José Manuel dans le Ribatejo et sommes restés cinq jours le temps de modifier notre programme. Elgur a toujours une inflammation de l’épine dorsale et ne doit plus rien porter pendant un ou deux mois. Les caisses modifiées sont mises sur la selle d’Indien et Kaolino reprend sa version “porteur de sacoches et boudins”. Le bât est laissé sur place. Et nous à pied!

A Constancia nous effectuons une traversée dantesque du Tage: trombes d’eau et en courant sur un pont métallique étroit pour que les voitures d’en face nous voient avant que le feu ne passe au vert. Heureusement, pas de train qui passe sur la voie d’à côté. On s’abritera deux jours dans une pension des années 30, les chevaux dans une grange, pendant que les crues inondent tout le Portugal. Ambiance d’une ville de garnison et menu à 5 euros garantis.

Le paysage change alors radicalement. Les campagnes planes et désertes laissent places à des collines puis des montagnes. Nous évitons les sommets trop élevés mais sommes alors contraints de passer dans des zones très peuplées. Une petite visite en train à Coimbra s’impose pendant que les chevaux font l’attraction dans une ferme pédagogique.

Nous remontons toujours vers le Nord à travers la monoculture de forêts d’eucalyptus où l’herbe se fait rare. A Anadia, le verdict s’impose. Capucine boîte de plus en plus, les chevaux ne sont pas tous au mieux de leur forme et Nicolas ne trouve pas la région formidable. Nous n’allons pas nous entêter à attaquer la proche haute-montagne dans ces conditions. Nous allons ramener tout le monde à Toulouse tant que c’est faisable. Un mois de repos, médecin et nous repartirons de la Drôme début avril. Les premiers jours nous sommes un peu déboussolés mais il vaut mieux être raisonnables. La France réserve aussi de belles surprises.

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